Olivier Greif | Trois chansons apocryphes

catalogue

Trois chansons apocryphes


opus

350

date de composition

1998

création

Création 1998, rencontres musicales de La Prée, Marie Devellereau et l'auteur

formation

Voix et piano

éditeur
détails
  • 19 pages
  • durée: 14 mn
  • texte: Textes de chansons populaires françaises anciennes
écouter un extrait

Dédié à Marie Devellereau.
Manuscrit recopié à l’encre, très lisible.
Présentation OG:
Les “Trois chansons apocryphes” ont été composées du 6 au 21 décembre 1998 à partir de textes de chansons populaires françaises anciennes. Je me suis plu à inventer pour ces textes de fausses mélodies populaires - apocryphes, donc - que j’ai ensuite replacées dans un contexte musical contemporain.
La première mélodie du cycle, “La Blanche Biche”, prend appui sur le texte d’une complainte tragique – probablement originaire de Bretagne – qui conte les tourments d’une jeune fille se transformant en biche la nuit venue. Prise en chasse par son frère, elle finit sur la table d’un festin : “Ma tête est dans le plat et mon cœur aux chevilles, mon sang est répandu par toute la cuisine et sur vos noirs charbons, mes pauvres os y grillent.”
La deuxième mélodie s’inspire du texte, de ce qu’il est convenu d’appeler une “maumariée”, c’est-à-dire une chanson à une femme “mal mariée” qui se plaint des défauts de son époux. Ici l’épouse, rentrant chez elle, trouve son mari mort et déjà enseveli dans un linceul. Elle pleure, mais : “pas pour lui ! C’était pour mes deux aunes de toile, qu’étaient autour de lui…” J’ai conçu cette mélodie comme une chanson à boire.
La troisième et dernière mélodie de ce cycle, “La Pernette”, s’inspire du texte d’une chanson dont l’origine remonte au deuxième tiers du XVe siècle. Ce texte décrit le dialogue d’une mère et de sa fille. La fille ne veut pas entendre parler des projets de mariage que sa mère nourrit pour elle (“Nous vous marierons avec le fils d’un prince ou celui d’un baron”) et ne songe qu’à son “ami Pierre qui est dans la prison”. Les deux amoureux en mourront et seront enterrés ensemble “au chemin de Saint-Jacques”.
Les Trois chansons apocryphes ont été écrites à l’intention de la soprano Marie Devellereau.